LN24 : neutralité, e-commerce et budget des communes

Ce lundi 7 février, j’étais sur LN24 pour parler de divers sujets.

Des finances communales déprimées et déprimantes ?

Tout d’abord, nous avons parlé du budget des communes. J’ai posé deux constats. Un, quels sont les services que doivent proposer les communes. Ces dernières années, on a élargi la palette d’actions des communes. Est-ce ces dernières ont encore les épaules assez larges pour toutes les faire ? Deux, ce débat pose la question de la motivation que l’on alimente auprès des fonctionnaires et mandataires communaux. Ici, alors qu’il avaient des projets plein la tête, ces derniers doivent renoncer à ces projets faute de moyens financiers suffisants.

E-commerce : de l’innovation et du progrès encadré

J’ai ensuite régi aux propos de Paul Magnette concernant l’interdiction de l’e-commerce en Belgique. Tandis que le Président du PS veut la fin de l’e-commerce,  les libéraux veulent plus d’innovation et de progrès. Ne soyons pas dans la fermeture sur le monde et le déni des bienfaits d’un progrès encadré et accompagné, comme dans le dossier Uber.

Neutralité dans la fonction publique

Enfin, j’ai eu l’opportunité de parler du livre de Ed Hussein « Among the mosques » qui parle de l’influence du religieux sur le vivre-ensemble. Pour ce conseille musulman, il y a, dans des villes est villages anglais et écossais, des religions et communautés qui ont pris le pas sur le vivre-ensemble et les décisions locales.

La position du MR est claire : pas de port de signes conventionnels religieux dans la fonction publique. Il s’agit d’une question de neutralité, d’équité de traitement et de vivre-ensemble.

Revoir l’interview de LN24 

Faire une tabula rasa des administrations bruxelloises

En place depuis presque deux ans à la présidence du MR Bruxelles, je ne le cache pas : 2024 est déjà dans les têtes. Pour la DH, je souligne que, dans beaucoup de communes, les libéraux sont affaiblis par le dernier scrutin.

Se reconstruire et s’implanter

Le MR Bruxelles doit se repositionner, voire se reconstruire, s’il veut « assurer une présence libérale à tous les niveaux de pouvoir », quitte à négocier avec les verts et les rouges bruxellois pourtant tant critiqués depuis les bancs de l’opposition régionale. C’est notamment le cas à Schaerbeek, sixième plus grande commune du pays, où le MR ne compte qu’un seul élu.

« On a perdu pas mal de bastions. Koekelberg est un bel exemple, Molenbeek et Anderlecht aussi. Mais on veut vraiment entrer dans des majorités, là où nous sommes presque absents. On veut vraiment s’implanter à Schaerbeek et Saint-Gilles. Il y a aussi des virages à ne pas louper. À Auderghem, Didier Gosuin (Défi) est parti, on sait qu’il y a une possibilité. Un virage qu’on avait probablement négligé, c’est aussi celui de la diversité sociologique de Bruxelles. Il y a une série de quartiers qu’on avait délaissés alors qu’ils logent beaucoup plus de libéraux que ce qu’on ne le croit. On compte sur la nouvelle génération à ce niveau-là. »

Modifier en profondeur les administrations bruxelloises

Cela fait près de 20 ans que le MR est dans l’opposition à Bruxelles. Pour le Président des libéraux bruxellois :  « Il y a un choc des visions entre celle des libéraux et celle des autres partis. Si on est amené à se retrouver autour d’une table pour négocier, ça ne sera pas si simple que cela. Bruxelles s’est sclérosée avec le temps. On y a ajouté des couches d’administration qui ont rendu le navire bruxellois plus lourd, plus lent et difficilement navigable. On demande une ‘tabula rasa’. »

« Prenons le secteur de la construction. Il faut en moyenne entre 30 et 60 mois pour obtenir un permis à Bruxelles. En Flandre et Wallonie, c’est 20 mois. Quand on est dans le secteur de la construction, on se retrouve face à perspective.brussels, à urban.brussels, à Bruxelles-Mobilité, etc. On a rendu l’administration trop lourde et lente, et pas attractive. Si on veut donner à Bruxelles un horizon qui a un peu de gueule, il faudra tout remettre à plat, au niveau des communes, des administrations et du politique. Il faut une ‘Muette de Portici’ dans le théâtre administratif et législatif. Bruxelles a une dépense publique bien plus élevée que les deux autres régions. Je ne comprends pas pourquoi on est moins rapide que la Wallonie et la Flandre où ils consacrent moins de moyens à l’administration. Ceux qui sont aux commandes à Bruxelles se sont plantés quelque part. On doit arrêter de croire qu’on ne peut pas faire quelque chose parce que la procédure est trop longue. Bruxelles peut être rapide et efficace. C’est à nous de tout mettre à plat et supprimer une série de couches. »

 

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Chant des Cailles et quartier Archiducs : historique et perspectives

Sur BX1, j’ai parlé des perspectives concernant le Chant des Cailles et le quartiers Archiducs.

Des logements sociaux déjà existants

Ce périmètre a déjà, au cours des dernières années, connu la construction de plusieurs logements sociaux et de rénovation. En terme de bâti, il y a 20% de logements sociaux à Watermael-Boitsfort, soit le plus gros taux des 19 communes bruxelloises. Selon moi, Watermael-Boitsfort a déjà effectué sa part de solidarité.

Analyser ce qui peut et ne peut pas être fait

Il est primordial de faire un PPAS. Nous voulons étudier sur l’ensemble du territoire ce qui peut être fait, et ce qui ne peut pas être fait. Actuellement, nous avons mis en pause cette concertation (ce PPAS) car la Secrétaire d’État au Logement a expliqué que peu importe le résultat de cela, elle construira des logements sociaux dans ce secteur. Autrement dit, si la Ministre n’en tient pas compte et qu’elle construit sur le Chant des Cailles, elle peut très bien construire quelques centaines de mètres plus bas et renforcer la pression dans ce quartier-là. le MRGM veut éviter cela.

 

 

Plus d’infos ICI.

Retrouvez l’interview de BX1 ICI.

Formation : des propositions pour Bruxelles

À Bruxelles, le nombre d’offres d’emplois a augmenté de plus de 88% entre 2020 et 2021 alors que, sur la même période, le nombre de chômeurs demeure inchangé.

Une approche de formation chirurgicale

Je propose plusieurs pistes de solution.
Tout d’abord, je souhaite développer une approche de formation plus chirurgicale, plus locale : on connait les quartiers à Bruxelles ou malheureusement le taux de chômage est élevé d’année en année. Il faut, comme ça a été fait à Malines, y amener sur place les lieux de formation (ou au minimum des lieux qui informent où les formations se trouvent), idéalement en partenariat avec des entreprises (j’y reviens plus bas). En effet, demander à un demandeur d’emploi de tel ou tel quartier de vous citer un lieu de formation près de chez elle/lui, je ne suis pas sûr que vous aurez une réponse. Un peu comme les vaccibus, il faut amener les clefs de la solution au coeur des quartiers en s’assurant qu’un écosystème formateur se développe là où c’est le plus nécessaire à Bruxelles. C’est un investissement mais ce sera payant. Il y actuellement des maisons de l’emploi partout dans Bruxelles (dont plusieurs sont fermées – en tout ou partie – depuis presque 2 ans. En reconcentrer certaines là où c’est le plus nécessaire est une piste neutre budgétairement.

Ecole des Arts et Métiers, accompagnement d’entreprises, sanctions

Ensuite, il faut revaloriser l’Ecole des Arts et Métiers pour qu’elle devienne un véritable lieu d’excellence qui donne autant envie de s’y inscrire que d’autres grandes écoles à Bruxelles (ou ailleurs).
Je veut également accompagner les entreprises pour qu’elles deviennent des entreprises formatrices et qu’elles soient elles-mêmes pourvoyeuses de formation clés. Il s’agit d’une proposition sur laquelle le MR Bruxelles reviendra prochainement plus longuement avec Clémentine Barzin.
Enfin, si après 2 ans un demandeur d’emploi refuse deux formations/emplois : il faut sanctionner.

Pont Fraiteur : trouver une solution pour les riverains

Dernièrement, j’ai interrogé la Ministre de la Mobilité, Elke Van Den Brandt concernant la potentielle réouverture du pont Fraiteur dans les deux sens de la circulation ». Vous trouvez le compte-rendu de la question ci-dessous.

 

Question de David Leisterh 

Je connais bien ce dossier : j’habite non loin du pont Fraiteur. Sa fermeture a engendré deux types de problèmes. D’abord, les commerçants du cimetière d’Ixelles, fort nombreux, constatent une diminution de la fréquentation de leurs commerces.

Ensuite, le trafic de transit automobile s’est reporté sur une série de rues avoisinantes, dont la rue des Pêcheries à Watermael-Boitsfort, qui s’est transformée en « autoroute des Pêcheries ». Ce report de trafic engendre une dégradation rapide et importante du revêtement, une augmentation des nuisances sonores et une explosion du trafic. Il a également des effets sur la fluidité des transports en communs.

Cette fermeture occasionne donc une détérioration de la qualité de vie des riverains du pont Fraiteur et doit être revue.

Êtes-vous au courant des situations compliquées que cette fermeture a engendrées ? Prévoyez-vous, dans un délai le plus court possible, une réouverture de ce pont et/ou d’autres solutions qui auraient nettement moins d’impact, tant sur les commerces que sur les riverains ?

Réponse de Elke Van den Brandt, ministre.

La mise à sens unique du pont s’inscrit dans le projet plus vaste du réaménagement de façade à façade de l’avenue Fraiteur. Elle est essentielle pour répondre aux ambitions d’amélioration des transports en commun et aux ambitions du plan Good Move. Le pont et l’avenue Fraiteur cumulent les fonctions piéton plus (liaison intercampus), vélo plus (réseau express régional vélo) et transports publics confort. Il s’agit par ailleurs d’un réseau auto quartier.

Pour ce qui est des réseaux piéton plus et vélo plus, le pont Fraiteur – qui relie les deux plus grands campus de notre Région comptant des dizaines de milliers d’étudiants – avait vraiment besoin d’être révisé afin d’améliorer les modes actifs. Quelque 3.500 étudiants et 500 enseignants de l’ULB empruntent le pont chaque jour. La mise à sens unique offre une amélioration importante du confort et de la sécurité des piétons, des personnes à mobilité réduite et des cyclistes. C’était indispensable. Sans la mise à sens unique, les vélos devaient se déplacer dans la circulation automobile.

Concernant le réseau de transports publics confort, la ligne du bus 71 est la première ligne du pays. La déclaration de politique régionale en a fait une ligne Chrono, c’est-à-dire qu’un bus y passe toutes les trois minutes. La mise à sens unique du pont Fraiteur a fait gagner un temps précieux aux 500.000 passagers par mois.

Si nous voulons augmenter l’attractivité du transport public, nous devons absolument rendre les lignes plus rapides et régulières, particulièrement des lignes aussi importantes que la ligne 71.

Enfin, le nouvel aménagement a apaisé la circulation du quartier du Cimetière d’Ixelles. Ce quartier subissait beaucoup de trafic de transit, qui constituait deux tiers du trafic sur le pont. Très animé, le quartier méritait ce nouveau plan de circulation et une canalisation du trafic sur les grands axes.

L’avenue Maurice, par exemple, est une voirie locale qui subissait un trafic de transit insupportable. Elle a vu le nombre de voitures diminuer de plus de 200 véhicules par heure aux heures de pointe.

Bien entendu, la création d’un report de trafic dans les quartiers avoisinants est contraire au plan Good Move et ce n’est pas l’objectif. Le trafic de transit doit être maintenu sur les axes structurants et il ne peut causer de nuisances dans les quartiers. Nous avons donc pris très au sérieux les remarques des communes d’Auderghem, Ixelles et Watermael-Boitsfort. Une consultation des trois communes a eu lieu le 28 octobre dernier.

Bruxelles Mobilité a évalué et quantifié les nouveaux itinéraires de trafic de transit dans les autres quartiers. Le projet a été observé à l’aide de différents comptages, données de véhicules traceurs et observations par caméra.

Un report de trafic a en effet été constaté sur l’itinéraire Pêcheries-Visé, une voirie auto confort. En comparant le temps de parcours sur l’itinéraire Pêcheries-Visé entre octobre 2019 – avant la crise sanitaire, donc – et octobre 2021, nous constatons une augmentation de quatre à cinq minutes en heures de pointe (matin et soir). En octobre 2021, le trafic était pratiquement revenu à 100 % de celui enregistré avant l’épidémie de Covid-19.

Pour le parcours entre la rue des Trois Tilleuls et le rond-point du cimetière d’Ixelles, nous ne notons pas d’augmentation significative du temps de parcours en heures de pointe du matin, et une augmentation de deux minutes en heures de pointe du soir. En dehors des heures de pointe, l’augmentation des temps de parcours est peu, voire pas significative sur tous les itinéraires.

L’objectif est de rechercher des solutions pour réduire l’impact négatif sur les riverains. Un retour à la situation antérieure n’est pas envisageable puisqu’il réduirait à néant le gain en mobilité active, en transports publics et en qualité de vie pour le quartier.

Les autres options envisageables feront l’objet d’une étude de mobilité supplémentaire qui sera lancée sous peu par Bruxelles Mobilité et dont le comité d’accompagnement réunira les trois communes concernées. Cette étude comprendra également un volet participatif.

Il est à noter que le plan Good Move vise à diminuer le trafic sur toutes les voiries, y compris les voiries auto confort.

Dès que l’étude complémentaire aura été finalisée et que le comité d’accompagnement aura terminé son travail, nous reviendrons sur ce projet.

Réplique de David Leisterh

L’organisation d’une concertation, le plus rapidement possible, avec les acteurs et les communes, est une bonne idée. Je ne peux que vous encourager, même si je pense que ce n’est pas l’option que vous retiendrez, à revenir à la situation précédente. Lorsque cette concertation aura débouché sur une solution, il restera encore à l’appliquer sur le terrain.

En attendant, la vie des riverains de ce pont est très difficile. Il faut entendre leur détresse et y apporter une solution. Il est temps de trouver une solution pérenne pour la mobilité à Bruxelles, en concertation avec les acteurs publics et privés.

Réponse de Elke Van den Brandt, ministre

Je tiens à souligner le gain réalisé en matière de modes actifs et de fluidité des transports en commun, et plus précisément du bus 71, sur le tronçon en question.

Je ne partage pas votre vision selon laquelle ce qui a été gagné d’un côté a été perdu de l’autre. Nous allons, bien entendu, chercher des solutions pour remédier au report partiel de trafic constaté. À cet effet, un comité d’accompagnement a été mis en place et une étude de mobilité supplémentaire est en cours. Des réponses seront ainsi apportées afin de renvoyer le trafic sur les axes structurants. Je suis sûr que nous reviendrons encore sur ce sujet à l’avenir.

Uber N’ajoutez pas 2000 dossiers de plus à Actiris !

J’ai interrogé le Ministre-Président  au sujet d’Uber lors des questions d’actualité au Parlement Bruxellois.
 
« Il faut arrêter d’essayer de gagner du temps. Ce temps on ne l’a plus.  Dehors, ils sont en train de crier : on veut travailler !   Vous devez gagner le progrès, gagner le travail, la modernité, la mobilité, l’adhésion des chauffeurs, des secteurs mais arrêtez d’essayer de gagner du temps.  Et surtout n’ajoutez pas 2000 dossiers de plus à Actiris. Ils ont déjà assez de travail comme cela… Venez enfin avec une solution, cela fait sept ans que vous faites cela et aujourd’hui tout ce que vous avez à nous dire c’est que vous avez besoin de temps….  Cela dépasse l’entendement. On ne peut plus l’accepter» s’indigne David Leisterh.
 
« La Cour s’est basée sur une ordonnance qui date de 1995, une époque où les smartphones, les nouvelles technologies étaient encore à leur préhistoire.  Entretemps, le monde s’est modernisé. La mobilité a évolué et on peut s’en réjouir dans le cadre d’une nouvelle mobilité à Bruxelles où nous cherchons toutes et tous des alternatives à la voiture individuelle.  Deux mille personnes ont pu trouver un emploi grâce à cette modernisation et ont pu  nourrir leurs familles.    Ces deux mille personnes veulent travailler ! déplore David Leisterh.  Lorsque le monde évolue, un Gouvernement doit également pouvoir s’y adapter. Or c’est quelque chose que le Gouvernement bruxellois a oublié ou négligé.  Dans quelques heures ces deux mille personnes ne pourront plus travailler…  Elles attendent au moins des mesures transitoires et elles attendent une réforme du secteur qui offre un bon compromis, une belle réforme, à la fois pour le secteur des taxis et pour les chauffeurs LVC. »
Le groupe MR est prêt à venir voter à n’importe quelle heure, il demande que le Gouvernement trouve une solution pour les chauffeurs qui sont dehors et qui vivent un drame.

Plan de relance : le Gouvernement bruxellois manque d’ambition

Le Gouvernement bruxellois manque d’ambition pour Bruxelles. Les commerçants bruxellois étaient déjà les parents pauvres par rapport aux aides développées dans les autres Régions. Aujourd’hui, avec ce plan de relance où Bruxelles ne reçoit que les miettes, ce sont tous les Bruxellois qui sont sanctionnés.

Des miettes pour Bruxelles

Les commerçants et les indépendants bruxellois étaient déjà à la traîne depuis le début de cette crise. Ils recevaient des primes parfois plusieurs mois plus tard et souvent bien moindre que les deux autres Régions.

Pour rappel, l’Union européenne a octroyé 5,9 milliards d’euros à la Belgique pour la relance économique. De ces 5,9 milliards, Bruxelles n’en reçoit que 395 millions, soit 6,7% du montant.

Ce montant peu élevé est synonyme d’une chose : ce sont tous les Bruxellois qui vont être sanctionnés par un plan de relance qui ne donne que quelques miettes pour Bruxelles.

Si Bruxelles va bien, la Belgique va mieux

Pour David Leisterh, cette situation est très problématique pour Bruxelles et l’ensemble du pays. En effet, Bruxelles a un million d’habitants et est le poumon économique de la Belgique. Si Bruxelles va bien avec une meilleure mobilité, de meilleures écoles, plus d’entrepreneurs, c’est tout la Belgique qui se porte mieux. Le Gouvernement bruxellois devait mètre la barre très haute, il a raté le coche.

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Gestion de la crise sanitaire : un manque de proactivité et d’écoute

Il est primordial de tirer les enseignements de la crise sanitaire. Profitons des auditions des experts de terrain pour ne plus connaître une telle situation.

Un taux de surmortalité plus élevé à Bruxelles

Pour Alexia Bertrand, le but de la commission Covid est de comprendre ce qu’il s’est passé. En outre, la surmortalité à Bruxelles est plus importante que dans les autres grandes villes du pays. Entre le 16 mars et le 17 mai 2020, la surmortalité atteint 82 % à Bruxelles, soit deux fois plus que sur l’ensemble du pays (39 %). À titre de comparaison, Anvers a connu une surmortalité de 25 % et Liège de 68 % durant cette même période.

Les maisons de repos bruxelloises ont également connu un taux de surmortalité élevé. Pour Alexia Bertrand :  » La Flandre et la Wallonie ont réussi à rendre leurs administrations (Aviq, etc.) performantes bien plus rapidement que la Région bruxelloise ».

Un manque de proactivité

Selon David Leisterh, beaucoup de choses ne fonctionnaient déjà pas à Bruxelles en matière de santé. Quand il a pris ses fonctions juste après les élections régionales, Alain Maron savait qu’Iriscare n’avait pas de contrat de gestion. Si Bruxelles a réagi entre la première et la deuxième vague, c’est surtout grâce aux acteurs de terrain, aux bourgmestres.

Pour les deux députés, le Gouvernement bruxellois aurait dû être plus solidaire envers Alain Maron. En effet, toutes les compétences sont restées concentrés sur le Ministre bruxellois. Le Gouvernement bruxellois aurait dû répartir la charge de travail.

Enfin, pour les deux libéraux, Alain Maron a manqué de productivité, de créativité, d’initiative, d’écoute.

 

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Le fisc bruxellois est à nouveau malmené

La Cour des Comptes se montre sévère avec le fisc de la Région bruxelloise. Les comptes généraux ont reçu une « opinion défavorable » de l’instance. Deux administrations bruxelloises sont impliquées. Je serai particulièrement attentif l’an prochain concernant l’évolution de ces deux administrations. En attenant, il s’agit d’un nouvel élément handicapant pour la relance bruxelloise.

Bruxelles Fiscalité : de « graves lacunes » dans la comptabilité

Pour rappel, Bruxelles Fiscalité prélève l’impôt en Région bruxelloise. Pour la Cour des Comptes, Bruxelles Fiscalité présente une comptabilité avec de graves lacunes. Cette dernière conduit à de multiples erreurs dans la comptabilité économique et budgétaire.

Il y a des écarts trop importants entre les chiffres de Bruxelles Fiscalité et ceux qui se retrouvent dans la comptabilité de la Région. Évidemment, cet argent n’a pas disparu. Il s’agit essentiellement de technique comptable.

Enfin, d’après son directeur général, Dirk De Smedt, le problème est résolu. En effet, grâce à un nouveau système instauré la semaine dernière, ces lacunes seront réglées. Je suivrai la situation de près.

Service Budget et Finances de la Région bruxelloise : « des manquements et erreurs »

Pour la Cour des Comptes,  des « manquements et erreurs » existent dans l’évaluation de certaines valeurs, d’absence de méthodologie transmise pour certains calculs, d’erreurs et d’omissions dans l’enregistrement de certaines dépenses, etc.

À ces constats, je me pose plusieurs questions. Est-ce que l’impôt est correctement et justement prélevé? Est-ce que les Bruxellois sont privés de moyens pour la relance et pour de nouvelles politiques? Voici un nouvel élément handicapant pour la relance bruxelloise.

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Généraliser l’actionnariat salarié lors du prochain accord interprofessionnel

Nous voulons généraliser l’actionnariat salarié lors du prochain accord interprofessionnel. Les employés et les employeurs ont un objectif commun. La crise sanitaire a chamboulé les repères habituels des sciences économiques. Le coronavirus pourrait modifier durablement notre approche des dépenses publiques, de la gestion des déficits, de la dette des États, de la politique monétaire…

Je souhaite redonner du lustre au concept de l’actionnariat salarié, un dispositif qui vise à faire entrer durablement les salariés d’une entreprise dans son capital.

Ne pas opposer employés et employeurs

Depuis trop longtemps, on oppose les employés et les employeurs alors qu’ils ont un objectif commun : faire fructifier les activités de leur entreprise. Il faut faire en sorte que les salariés aient autant d’intérêts financiers que les cadres à l’avancement de leur entreprise. Cette idée est défendue depuis des années par Warren Buffett.

Améliorer le cadre légal

Le cadre légal permettant d’intéresser les collaborateurs par une participation au capital existe déjà en Belgique. Mais, le mécanisme fonctionne mal, contrairement à certains pays voisins. Ce que je veux, c’est que la caissière de la supérette du coin puisse entrer dans cette logique tout comme le top manager qui reçoit des stock options. Je veux ouvrir cet actionnariat salarié aux classes moyennes et aux classes populaires. Début 2021, les partenaires sociaux doivent renégocier l’AIP, l’accord interprofessionnel, qui est toujours source de tensions. Il faudra notamment fixer la norme de majoration salariale pour deux ans. Va-t-on pouvoir ou non augmenter les salaires ? Et, si oui, de combien ? Ces dernières années, sous le gouvernement Michel, cette norme était de 1,1 %. Avec la crise actuelle, je ne veux pas revivre les années Di Rupo où il n’y avait pas eu d’augmentation salariale…. Avec l’actionnariat salarié, le MR propose donc que les entreprises puissent augmenter tout de même leurs employés, malgré le contexte économique difficile. Tout cela doit être négocié librement par les partenaires sociaux.

Des employés plus motivés

Le développement de l’actionnariat salarié doit concerner aussi bien les sociétés cotées en Bourse que les entreprises non cotées. La société EASI de Nivelles, spécialisée dans le secteur informatique et qui a été élue meilleure entreprise de l’année en 2019, pratique ce système. Les études sont claires : les employés qui en bénéficient sont plus motivés, il y a moins de turn-over et moins de licenciements. Les bénéfices ainsi redistribués par les entreprises vers leurs salariés seront naturellement défiscalisés. Pour moi, l’actionnariat salarié, l’actionnariat populaire, c’est l’avenir de notre système économique.

 

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