Métro nord: on ne voit pas le bout du tunnel

Le Métro Nord, on en parle depuis 23 ans. On a le chic pour ne jamais voir le bout du tunnel des projets ambitieux et nécessaires.
Conséquence : le coût initialement prévu passe de 1,6 milliard à 2,3 milliards.

Simplifier les processus administratifs

J’appelais il y a quelques semaines à une grande simplification de tous les processus administratifs et politiques à Bruxelles. Ce dossier est un exemple de plus d’une lenteur qu’on ne doit plus se permettre. L’augmentation du coût du métro nord de 1,6 milliards d’euros à 2,3 milliards n’est pas le simple fait de l’indexation, il y a également d’autres éléments.

Un partenariat public-privé pour financer le Métro Nord

Pour financer leur métro ou autre transport public, des villes européennes comme Barcelone, Genève, Bordeaux, Copenhague ou Helsinki ont développé des exemples de gestion déléguée de certaines lignes de service public. Ce procédé permet de faire participer le secteur privé au moyen d’un partenariat public-privé, comme le proposait le Ministre Grouwels en 2013, pour financer une partie du montant en échange de l’exploitation de tout ou d’une partie de la ligne.

Des réfractaires au Métro

Malheureusement, certains veulent encore plus freiner ce dossier tant ils sont opposés au métro.
Le métro, c’est pourtant :
  • Pas d’aléas liés à la circulation et à la météo, ce qui engendre des coûts d’entretien réduits ;
  • Plus grande fréquence et plus grand nombre de voyageurs transportés ;
  • Automatisation plus aisée, donc coût moindre (à terme) pour un plus grand nombre de voyageurs transportés ;
  • Confort renforcé par rapport au bus et au tram ;
  • Pas de nuisances pour les riverains (les trams sont bruyants, causent des vibrations, les bus abiment le revêtement et les dispositifs ralentisseurs) ;
  • Occupe moins d’espace public et permet une réaffectation pour d’autres usages au service de la qualité de vie ;
  • Il pollue moins respectivement par passager en termes de CO2.
3/4 des Bruxellois y sont en faveur. Il faut accélérer et ne plus freiner. Le Nord de Bruxelles le mérite pleinement.

Le piétonnier de Bruxelles est une vitrine sale et brisée

En débat contre Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles-Ville, j’ai effectué plusieurs constats sur le piétonnier de la Ville de Bruxelles.

Un piétonnier sale et insécure

Tout d’abord, j’ai rappelé le constat que beaucoup font lors de leur première visite du piétonnier : il y a trop d’insalubrité et d’insécurité. Ces constats sont également partagés par le café Métropole, grande institution bruxelloise, qui a décidé de fermer ses portes pour ces raisons.

4 pistes de solutions

La redynamisation de la Ville de Bruxelles et de la Région bruxelloise passe notamment par une amélioration de son coeur, à savoir le piétonnier. La plupart des régions qui ont connu un fort redéploiement se sont concentrées en premier lieu sur leur centre-ville.

Le MR Bruxelles ne souhaite pas que les symptômes qui ont forcé le Métropole a fermé soient le début d’un château de cartes qui s’écroule. C’est pour quoi, nous proposons 4 pistes de solutions.

  • Une plus grande sécurité, notamment via de la tolérance zéro ;
  • Un grand plan d’ordre social pour aider les mendiants présents ;
  • Rénover et embellir le piétonnier ;
  • Davantage de diversité commerciale.

 

Revoir l’émission Déclic de la RTBF ici.

Uber N’ajoutez pas 2000 dossiers de plus à Actiris !

J’ai interrogé le Ministre-Président  au sujet d’Uber lors des questions d’actualité au Parlement Bruxellois.
 
« Il faut arrêter d’essayer de gagner du temps. Ce temps on ne l’a plus.  Dehors, ils sont en train de crier : on veut travailler !   Vous devez gagner le progrès, gagner le travail, la modernité, la mobilité, l’adhésion des chauffeurs, des secteurs mais arrêtez d’essayer de gagner du temps.  Et surtout n’ajoutez pas 2000 dossiers de plus à Actiris. Ils ont déjà assez de travail comme cela… Venez enfin avec une solution, cela fait sept ans que vous faites cela et aujourd’hui tout ce que vous avez à nous dire c’est que vous avez besoin de temps….  Cela dépasse l’entendement. On ne peut plus l’accepter» s’indigne David Leisterh.
 
« La Cour s’est basée sur une ordonnance qui date de 1995, une époque où les smartphones, les nouvelles technologies étaient encore à leur préhistoire.  Entretemps, le monde s’est modernisé. La mobilité a évolué et on peut s’en réjouir dans le cadre d’une nouvelle mobilité à Bruxelles où nous cherchons toutes et tous des alternatives à la voiture individuelle.  Deux mille personnes ont pu trouver un emploi grâce à cette modernisation et ont pu  nourrir leurs familles.    Ces deux mille personnes veulent travailler ! déplore David Leisterh.  Lorsque le monde évolue, un Gouvernement doit également pouvoir s’y adapter. Or c’est quelque chose que le Gouvernement bruxellois a oublié ou négligé.  Dans quelques heures ces deux mille personnes ne pourront plus travailler…  Elles attendent au moins des mesures transitoires et elles attendent une réforme du secteur qui offre un bon compromis, une belle réforme, à la fois pour le secteur des taxis et pour les chauffeurs LVC. »
Le groupe MR est prêt à venir voter à n’importe quelle heure, il demande que le Gouvernement trouve une solution pour les chauffeurs qui sont dehors et qui vivent un drame.

Plan de relance : le Gouvernement bruxellois manque d’ambition

Le Gouvernement bruxellois manque d’ambition pour Bruxelles. Les commerçants bruxellois étaient déjà les parents pauvres par rapport aux aides développées dans les autres Régions. Aujourd’hui, avec ce plan de relance où Bruxelles ne reçoit que les miettes, ce sont tous les Bruxellois qui sont sanctionnés.

Des miettes pour Bruxelles

Les commerçants et les indépendants bruxellois étaient déjà à la traîne depuis le début de cette crise. Ils recevaient des primes parfois plusieurs mois plus tard et souvent bien moindre que les deux autres Régions.

Pour rappel, l’Union européenne a octroyé 5,9 milliards d’euros à la Belgique pour la relance économique. De ces 5,9 milliards, Bruxelles n’en reçoit que 395 millions, soit 6,7% du montant.

Ce montant peu élevé est synonyme d’une chose : ce sont tous les Bruxellois qui vont être sanctionnés par un plan de relance qui ne donne que quelques miettes pour Bruxelles.

Si Bruxelles va bien, la Belgique va mieux

Pour David Leisterh, cette situation est très problématique pour Bruxelles et l’ensemble du pays. En effet, Bruxelles a un million d’habitants et est le poumon économique de la Belgique. Si Bruxelles va bien avec une meilleure mobilité, de meilleures écoles, plus d’entrepreneurs, c’est tout la Belgique qui se porte mieux. Le Gouvernement bruxellois devait mètre la barre très haute, il a raté le coche.

Retrouvez l’article complet ICI.

Séance plénière : l’accord de Gouvernement

Juillet 2019 – Ma première intervention au parlement bruxellois lors de la séance plénière qui débattait de l’accord de Gouvernement

Je ne parle pas de Benetton ou de Coca-Cola, mais du vendeur de vélos ou du fleuriste du coin ! Ce sont ces personnes-là qu’il faut promouvoir. Il y a toute une série de Bruxellois et de Bruxelloises qui sont prêts et prêtes à prendre des risques. S’il vous plaît, prenez-en quelques-uns pour eux aussi !

M. David Leisterh (MR) prend la parole :
M. le ministre-président, vous savez que je suis très attaché à l’action des CPAS et je reconnais que dans l’accord de gouvernement se trouvent une série de promesses louables en la matière. Je pense au renforcement de la médiation de dettes, de la coordination sociale – que l’on attend depuis longtemps -, ou de la dotation du Fonds spécial de l’aide sociale (FSAS). Ce sont de très belles mesures, mais sachez que nous allons vous interroger sur leur financement pendant au moins cinq ans.
Je voudrais revenir sur ceux qui font la richesse de Bruxelles, qui veulent porter leur propre projet économique, qui veulent créer leur emploi : les entrepreneurs. Nous avons parfois l’impression que dans l’accord de gouvernement, l’entrepreneuriat est un gros mot, et nous le regrettons. Nous avons beaucoup parlé de l’exode de la classe moyenne, mais la valorisation et l’encouragement de ceux qui veulent créer leur propre projet devraient davantage transpirer de cet accord de gouvernement.
De nombreuses personnes voudraient déposer des projets en matière de développement durablePourquoi ne sont-elles pas soutenues davantage ? Il y a aussi des personnes qui ont perdu leur emploi et cherchent à en retrouver un. Pour le moment, elles ont deux options : trouver un emploi ou trouver une formation. Il existe pourtant une troisième option, qui est trop peu mise en avant : créer son propre emploi. Si elles ont lu l’accord de gouvernement, ces personnes savent qu’elles devront probablement attendre cinq ans de plus.
Et pourtant, il existe des mesures et des initiatives qui portent leurs fruits. Ce n’est pas Mme Fremault qui dira le contraire ! Ce sont les coopératives d’activités, par exemple, dont certaines existent depuis longtemps. Elles ont créé plus de trois mille projets en dix ans ! Je pense que cela devrait se retrouver davantage dans ce texte. Je ne dis pas que ce n’est pas votre volonté, mais cela ne transpire pas de l’accord de gouvernement.
Je ne parle pas de Benetton ou de Coca-Cola, mais du vendeur de vélos ou du fleuriste du coin ! Ce sont ces personnes-là qu’il faut promouvoir. Il y a toute une série de Bruxellois et de Bruxelloises qui sont prêts et prêtes à prendre des risques. S’il vous plaît, prenez-en quelques-uns pour eux aussi !
Lien vidéo : https://www.facebook.com/DLeisterh/videos/2374495899428922/?t=1