La formation en alternance pour augmenter le taux d’emploi

Sur LN24, j’ai défendue l’idée de la formation en alternance. Ce principe est déjà utilisé en France et a permis l’augmentation de 40% du nombre de personnes formées.

Remplir les postes vacants

De nombreuses entreprises me contactent pour me dire qu’elles ne trouvent plus personne pour remplir leurs postes vacants. On le voit, l’aéroport de Zaventem recherche 1500 personnes alors qu’à une dizaine de minutes, vous avez des communes avec un des taux d’emploi le plus faible du pays.

En outre, des demandeurs d’emploi veulent travailler mais manquent parfois de qualification. Et malheureusement, les formations offertes par les opérateurs publics sont de qualité mais ne suffisent pas/plus.

La Formation en alternance

Il faut basculer vers le système français : les entreprises deviennent elles-mêmes formatrices et reçoivent une partie des moyens pour le faire. En France, en 2 ans, + 40% de personnes formées.
L’État financerait une partie des apprentis pendant un an, deux ans, trois ans. Et au-delà de cela, les secteurs peuvent engager directement le jeune formé.

Les secteurs savent mieux que quiconque

Le secteur de l’Horeca ou le secteur de la construction savent quels types de métiers sont nécessaires dans leur milieu. Il faut leur faire confiance en leur octroyant les moyens pour former.

L’abattage rituel avec étourdissement concilie bien-être animal et liberté de culte

Ce mercredi soir, j’étais sur les plateaux de la RTBF pour défendre l’idée d’étourdir un animal avant son abattage. Retrouvez le débat complet ICI.

Des éléments scientifiques

Il faut pouvoir dépassionner ce débat. En effet, plusieurs élus communaux libéraux ont reçu des menaces car ils promouvaient l’étourdissement avant l’abattage. Or, il faut pouvoir avoir un débat avec des éléments objectifs et scientifiques sur la table.

Une mesure déjà prise dans beaucoup d’endroits

La Wallonie, la Flandre, mais aussi plusieurs pays à travers le monde ont déjà opté pour l’étourdissement préalable afin de réduire la souffrance animale. Plusieurs pays dits musulman (Jordanie, Indonésie, Emirats, Maroc) ont opté pour l’abattage car ils savaient que cela réduisait la souffrance de l’animal.

Cela respecte la liberté de culte

Selon la Cour de justice de l’Union européenne, l’étourdissement avant l’abattage respecte la liberté de culte. En effet, la Cour de Justice a statué cela dans son article 1099-2009.

 

Augmenter le taux d’emploi à Bruxelles

Bruxelles a un taux d’emploi trop faible, il est à 62%. En comparaison celui de Paris est à 89%, Londres à 75%, et Stockholm à 85%.

Des entreprises cherchent des travailleurs

Il y a quelque chose que je ne parviens pas à comprendre. Chaque jour, des entreprises m’expliquent vouloir se développer à Bruxelles mais elles ne trouvent pas la main-d’oeuvre.
Des emplois existent pour celles et ceux qui en cherchent mais souvent les qualifications nécessaires semblent leur manquer.

Deux solutions

Je propose deux solutions :
1. Avec Clémentine Barzin, nous nous sommes inspirés de ce qui se fait en France depuis 2 ans : l’Etat a décidé de donner les moyens aux entreprises pour qu’elles-mêmes deviennent formatrices. En résumé : elles détectent les métiers pour lesquels elles ont besoin de main-d’oeuvre, elles proposent ensuite une formation rémunérée en interne (qui mène à un emploi chez elles) et elles reçoivent une aide de l’Etat pour financer à la fois la formation mais aussi une partie (pas tout) de la rémunération de l’apprenti. En deux ans de temps, c’est 40% de Français en + qui sont en train de se former. La révolution est bouleversante mais surtout inspirante pour Bruxelles. C’est celle qu’on doit implémenter à Bruxelles.
2. Le problème de sous-qualification des Bruxellois sur le marché du travail doit se régler à la racine : à l’école. (1) À Malines, Bart Somers a su créer une classe moyenne dans des quartiers difficiles autour d’un cœur: une école d’excellence, avec de beaux bâtiments. Autour, il a créé un biotope émancipateur avec des services décentralisés d’Actiris et de Bruxelles Formation, une crèche pour s’occuper des enfants des parents qui se forment à côté, des asbl comme TADA ou Job Yourself pour susciter des vocations d’entrepreneurs. (2) En amont il a garanti la sécurité dans chaque quartier, condition sine qua non à son développement. (3) Enfin, il a mené une vraie politique de rénovation urbaine où il a fait du beau là où ça ne l’était pas, là où étaient les plus démunis.
A travers le monde, lisez les histoires des villes ou régions qui ont pu se développer et devenir pionnières : il leur a souvent fallu entre 10 et 15 ans. Bruxelles peut y arriver plus vite.

Fin d’Uber ? Non !

Ce matin, nous avons débattu du Plan Taxi.

Une réelle cohabitation

Pour le MR, la donne est claire : ce Plan Taxi doit permettre une réelle cohabitation entre Taxi, Uber, Heetch et autres chauffeurs de plateformes.

Pour rappel, en décembre, le Gouvernement bruxellois avait interdit Uber dans la Capitale. Il n’était plus possible pour les citoyens d’utiliser la plateforme. Nous nous sommes battus pour la réintroduction de ces indépendants.

Un plan à améliorer

Le Plan Taxi proposé par le Gouvernement bruxellois contient des améliorations, c’est vrai. Toutefois, beaucoup de discriminations persistent. Un, il pourrait y avoir moins de chauffeurs Uber, Heetch que de chauffeurs Taxis. Deux, en tant que chauffeur Uber, Heetch, vous ne pouvez plus avoir de client privé.

Le Conseil d’État souligne d’ailleurs que : « une telle différence de traitement est de nature à porter atteinte à la liberté d’entreprendre des actuels titulaires d’autorisation concernés ». Le Gouvernement bruxellois instaure une différence de traitement entre ces deux types de transport individuel.

Métro nord: on ne voit pas le bout du tunnel

Le Métro Nord, on en parle depuis 23 ans. On a le chic pour ne jamais voir le bout du tunnel des projets ambitieux et nécessaires.
Conséquence : le coût initialement prévu passe de 1,6 milliard à 2,3 milliards.

Simplifier les processus administratifs

J’appelais il y a quelques semaines à une grande simplification de tous les processus administratifs et politiques à Bruxelles. Ce dossier est un exemple de plus d’une lenteur qu’on ne doit plus se permettre. L’augmentation du coût du métro nord de 1,6 milliards d’euros à 2,3 milliards n’est pas le simple fait de l’indexation, il y a également d’autres éléments.

Un partenariat public-privé pour financer le Métro Nord

Pour financer leur métro ou autre transport public, des villes européennes comme Barcelone, Genève, Bordeaux, Copenhague ou Helsinki ont développé des exemples de gestion déléguée de certaines lignes de service public. Ce procédé permet de faire participer le secteur privé au moyen d’un partenariat public-privé, comme le proposait le Ministre Grouwels en 2013, pour financer une partie du montant en échange de l’exploitation de tout ou d’une partie de la ligne.

Des réfractaires au Métro

Malheureusement, certains veulent encore plus freiner ce dossier tant ils sont opposés au métro.
Le métro, c’est pourtant :
  • Pas d’aléas liés à la circulation et à la météo, ce qui engendre des coûts d’entretien réduits ;
  • Plus grande fréquence et plus grand nombre de voyageurs transportés ;
  • Automatisation plus aisée, donc coût moindre (à terme) pour un plus grand nombre de voyageurs transportés ;
  • Confort renforcé par rapport au bus et au tram ;
  • Pas de nuisances pour les riverains (les trams sont bruyants, causent des vibrations, les bus abiment le revêtement et les dispositifs ralentisseurs) ;
  • Occupe moins d’espace public et permet une réaffectation pour d’autres usages au service de la qualité de vie ;
  • Il pollue moins respectivement par passager en termes de CO2.
3/4 des Bruxellois y sont en faveur. Il faut accélérer et ne plus freiner. Le Nord de Bruxelles le mérite pleinement.

Le piétonnier de Bruxelles est une vitrine sale et brisée

En débat contre Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles-Ville, j’ai effectué plusieurs constats sur le piétonnier de la Ville de Bruxelles.

Un piétonnier sale et insécure

Tout d’abord, j’ai rappelé le constat que beaucoup font lors de leur première visite du piétonnier : il y a trop d’insalubrité et d’insécurité. Ces constats sont également partagés par le café Métropole, grande institution bruxelloise, qui a décidé de fermer ses portes pour ces raisons.

4 pistes de solutions

La redynamisation de la Ville de Bruxelles et de la Région bruxelloise passe notamment par une amélioration de son coeur, à savoir le piétonnier. La plupart des régions qui ont connu un fort redéploiement se sont concentrées en premier lieu sur leur centre-ville.

Le MR Bruxelles ne souhaite pas que les symptômes qui ont forcé le Métropole a fermé soient le début d’un château de cartes qui s’écroule. C’est pour quoi, nous proposons 4 pistes de solutions.

  • Une plus grande sécurité, notamment via de la tolérance zéro ;
  • Un grand plan d’ordre social pour aider les mendiants présents ;
  • Rénover et embellir le piétonnier ;
  • Davantage de diversité commerciale.

 

Revoir l’émission Déclic de la RTBF ici.

Uber N’ajoutez pas 2000 dossiers de plus à Actiris !

J’ai interrogé le Ministre-Président  au sujet d’Uber lors des questions d’actualité au Parlement Bruxellois.
 
« Il faut arrêter d’essayer de gagner du temps. Ce temps on ne l’a plus.  Dehors, ils sont en train de crier : on veut travailler !   Vous devez gagner le progrès, gagner le travail, la modernité, la mobilité, l’adhésion des chauffeurs, des secteurs mais arrêtez d’essayer de gagner du temps.  Et surtout n’ajoutez pas 2000 dossiers de plus à Actiris. Ils ont déjà assez de travail comme cela… Venez enfin avec une solution, cela fait sept ans que vous faites cela et aujourd’hui tout ce que vous avez à nous dire c’est que vous avez besoin de temps….  Cela dépasse l’entendement. On ne peut plus l’accepter» s’indigne David Leisterh.
 
« La Cour s’est basée sur une ordonnance qui date de 1995, une époque où les smartphones, les nouvelles technologies étaient encore à leur préhistoire.  Entretemps, le monde s’est modernisé. La mobilité a évolué et on peut s’en réjouir dans le cadre d’une nouvelle mobilité à Bruxelles où nous cherchons toutes et tous des alternatives à la voiture individuelle.  Deux mille personnes ont pu trouver un emploi grâce à cette modernisation et ont pu  nourrir leurs familles.    Ces deux mille personnes veulent travailler ! déplore David Leisterh.  Lorsque le monde évolue, un Gouvernement doit également pouvoir s’y adapter. Or c’est quelque chose que le Gouvernement bruxellois a oublié ou négligé.  Dans quelques heures ces deux mille personnes ne pourront plus travailler…  Elles attendent au moins des mesures transitoires et elles attendent une réforme du secteur qui offre un bon compromis, une belle réforme, à la fois pour le secteur des taxis et pour les chauffeurs LVC. »
Le groupe MR est prêt à venir voter à n’importe quelle heure, il demande que le Gouvernement trouve une solution pour les chauffeurs qui sont dehors et qui vivent un drame.

Plan de relance : le Gouvernement bruxellois manque d’ambition

Le Gouvernement bruxellois manque d’ambition pour Bruxelles. Les commerçants bruxellois étaient déjà les parents pauvres par rapport aux aides développées dans les autres Régions. Aujourd’hui, avec ce plan de relance où Bruxelles ne reçoit que les miettes, ce sont tous les Bruxellois qui sont sanctionnés.

Des miettes pour Bruxelles

Les commerçants et les indépendants bruxellois étaient déjà à la traîne depuis le début de cette crise. Ils recevaient des primes parfois plusieurs mois plus tard et souvent bien moindre que les deux autres Régions.

Pour rappel, l’Union européenne a octroyé 5,9 milliards d’euros à la Belgique pour la relance économique. De ces 5,9 milliards, Bruxelles n’en reçoit que 395 millions, soit 6,7% du montant.

Ce montant peu élevé est synonyme d’une chose : ce sont tous les Bruxellois qui vont être sanctionnés par un plan de relance qui ne donne que quelques miettes pour Bruxelles.

Si Bruxelles va bien, la Belgique va mieux

Pour David Leisterh, cette situation est très problématique pour Bruxelles et l’ensemble du pays. En effet, Bruxelles a un million d’habitants et est le poumon économique de la Belgique. Si Bruxelles va bien avec une meilleure mobilité, de meilleures écoles, plus d’entrepreneurs, c’est tout la Belgique qui se porte mieux. Le Gouvernement bruxellois devait mètre la barre très haute, il a raté le coche.

Retrouvez l’article complet ICI.

Séance plénière : l’accord de Gouvernement

Juillet 2019 – Ma première intervention au parlement bruxellois lors de la séance plénière qui débattait de l’accord de Gouvernement

Je ne parle pas de Benetton ou de Coca-Cola, mais du vendeur de vélos ou du fleuriste du coin ! Ce sont ces personnes-là qu’il faut promouvoir. Il y a toute une série de Bruxellois et de Bruxelloises qui sont prêts et prêtes à prendre des risques. S’il vous plaît, prenez-en quelques-uns pour eux aussi !

M. David Leisterh (MR) prend la parole :
M. le ministre-président, vous savez que je suis très attaché à l’action des CPAS et je reconnais que dans l’accord de gouvernement se trouvent une série de promesses louables en la matière. Je pense au renforcement de la médiation de dettes, de la coordination sociale – que l’on attend depuis longtemps -, ou de la dotation du Fonds spécial de l’aide sociale (FSAS). Ce sont de très belles mesures, mais sachez que nous allons vous interroger sur leur financement pendant au moins cinq ans.
Je voudrais revenir sur ceux qui font la richesse de Bruxelles, qui veulent porter leur propre projet économique, qui veulent créer leur emploi : les entrepreneurs. Nous avons parfois l’impression que dans l’accord de gouvernement, l’entrepreneuriat est un gros mot, et nous le regrettons. Nous avons beaucoup parlé de l’exode de la classe moyenne, mais la valorisation et l’encouragement de ceux qui veulent créer leur propre projet devraient davantage transpirer de cet accord de gouvernement.
De nombreuses personnes voudraient déposer des projets en matière de développement durablePourquoi ne sont-elles pas soutenues davantage ? Il y a aussi des personnes qui ont perdu leur emploi et cherchent à en retrouver un. Pour le moment, elles ont deux options : trouver un emploi ou trouver une formation. Il existe pourtant une troisième option, qui est trop peu mise en avant : créer son propre emploi. Si elles ont lu l’accord de gouvernement, ces personnes savent qu’elles devront probablement attendre cinq ans de plus.
Et pourtant, il existe des mesures et des initiatives qui portent leurs fruits. Ce n’est pas Mme Fremault qui dira le contraire ! Ce sont les coopératives d’activités, par exemple, dont certaines existent depuis longtemps. Elles ont créé plus de trois mille projets en dix ans ! Je pense que cela devrait se retrouver davantage dans ce texte. Je ne dis pas que ce n’est pas votre volonté, mais cela ne transpire pas de l’accord de gouvernement.
Je ne parle pas de Benetton ou de Coca-Cola, mais du vendeur de vélos ou du fleuriste du coin ! Ce sont ces personnes-là qu’il faut promouvoir. Il y a toute une série de Bruxellois et de Bruxelloises qui sont prêts et prêtes à prendre des risques. S’il vous plaît, prenez-en quelques-uns pour eux aussi !
Lien vidéo : https://www.facebook.com/DLeisterh/videos/2374495899428922/?t=1